29.04.2008
On garde l'Italien au collège

Grande et belle victoire des enseignants, des parents d'élèves FCPE du collège des Amandeirets (les indépendants et la PEEP s'étaient opposés à cette bataille) qui lorsqu'ils sont unis et déterminés peuvent soulever des montagnes et imposer des choix porteurs d'avenir.
En effet, l'info est tombée en fin d'après-midi ce mardi 29 avril. Il y aura un poste à temps plein d'italien. Il y aura deux classes de quatrième pour cette langue remise en cause il y a encore quelques semaines. Mobilisation des enseignants, jusqu'à faire grève ce mardi 29 avril, pétition des parents, solidarité de ces derniers derrière tout le corps enseignant. La lutte et la pugnacité ont payé. Le professeur d'Italien retrouve toutes ses heures et il y aura bien 59 enfants qui pourront étudier la langue de Dante, Gramsci ou Garribaldi…
Les communistes de Châteauneuf se félicitent de cette décision (académique) arrachée de haute lutte par des enseignants qui après l'augmentation de leurs heures supplémentaires, la perte d'heures d'enseignement remettant en cause le dédoublement de cours en sciences et en langues, ils n'ont pas voulu sacrifier un enseignement diversifié. déjà que ce collège a perdu l'enseignement d'Allemand. Trop c'était trop pour les professeurs et les parents d'élèves et leurs représentants FCPE.
Bravo, mais d'autres batailles nous attendent pour redonner à l'Éducation nationale publique tout son sens et sa raison d'être : former nos enfants, leur ouvrir de nouveaux horizons, leur donner le goût du savoir, les enrichir du Monde qui les entoure. Les communistes de la commune sont prêts à relever les défis comme ceux qui nous attendent pour que l'école Roger Salengro ne perde pas une nouvelle classe.
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Notre 1er mai à nous

Ce jeudi 1er mai nous organisons conjointement avec l'association des Amis de l'Huma Côte bleue/Pays martégal, le groupe des élus communistes de Châteauneuf, le Parti socialiste local, son groupe au Conseil municipal, l'ONG Plus au Sud, les paysans de l'étang de Berre avec le soutien de la Municipalité, une grande fête en l'honneur de ce jour chômé pour tous les salariés et les privés d'emploi.
Au menu :
Dès 9 h 30, Marché paysan, stand de vente du muguet, et stand de livres d’occasion, marché africain.
de 11h30 à 11h45, allocution de Thierry Del Baldo, secrétaire de section du PCF Châteauneuf, de Jacques Messeguer, adjoint au maire de chateauneuf et président du groupe communiste et de Vincent Burroni, maire de Châteauneuf.
de 12h à 13h, apéritif offert à la population.
à partir de 13h, REPAS Champêtre, Salade paysanne, Grillades, fromage et pomme pour une participation de 5 euros.
- Expositions millitantes durant toute la journée
- Un moment musical vous sera également proposé par le groupe "Un Air de Brassens".
de 15h à 16h débat impromptu sur le mouvement social.
Kermesse pour petits et grands
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Non aux affameurs
Le samedi 26 avril dernier, le Parti communiste invitait ses militants, les citoyens des Bouches-du-Rhône devant le siège social de l'Union patronale du département pour y apposer une plaque : Compagnie mondiale des affameurs. Voici en intégralité cette matinée avec le discours de notre secrétaire fédéral, Jean-Marc Coppola
« Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes, aux cheveux épars dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d’enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l’agitaient, ainsi qu’un drapeau de deuil et de vengeance. D’autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons ; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. Et les hommes déboulèrent ensuite, deux mille furieux, des galibots, des haveurs, des raccommodeurs, une masse compacte qui roulait d’un seul bloc, serrée, confondue, au point qu’on ne distinguait pas les culottes déteintes ni les tricots de laine en loques, effacés dans la même uniformité terreuse. Les yeux brûlaient, on voyait seulement les trous des bouches noires, chantant la Marseillaise, dont les strophes se perdaient en un mugissement confus, accompagné par le claquement des sabots sur la terre dure. Au-dessus des têtes, parmi le hérissement des barres de fer, une hache passa, portée toute droite ; et cette hache unique, qui était comme l’étendard de la bande, avait, dans le ciel clair, le profil aigu d’un couperet de guillotine. » (…) Un grand cri s’éleva, domina la Marseillaise : " Du pain ! du pain ! du pain ! " ».
Ce sont les mots de Zola, qu’appelle la situation actuelle.
Ce sont les mots de Germinal, dont on nous a dit que le temps était révolu. Le monde crève de faim. Il est de plus en plus difficile de se nourrir, de se loger, de s’habiller... de vivre.
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